Cours de traductologie .

ZANCHI CARINE

DESS AIDL 01-02

LD3 : Module Traductologie.

En introduction à cette étude de cas, je tenais à expliquer ma démarche de travail qui vous paraîtra un peu singulière si l’on se réfère à vos consignes de travail. Francophone, ne maîtrisant pas suffisamment les langues étrangères pour ce type d’exercice, j’ai cependant choisi de le faire par intérêts : personnel et professionnel. Pour avoir exercée à l’étranger, il est manifeste que « la traduction fait partie des activités nous concernant ».

Je tiens à souligner que la réalisation de cet exercice s’est accompagnée de lectures qui m’ont permis de mieux appréhender le métier de traducteur :

– Lederer, Marianne, la traduction aujourd’hui, le modèle interprétatif, Hachette Livres, 1992

– Cordonnier, JL, Traduction et culture, collection langues et apprentissage des langues, Hatier /Didier, Paris 1995

Le rôle du traducteur ainsi que ses relations avec le donneur d’ordre.

Comme le met en exergue les divers documents, l’appellation donneur d’ordre revêt un sens large puisque cela peut être une personne morale comme une entreprise, une administration, une maison d’édition, etc. voire une personne physique comme un particulier.

Dans le cas présent, nous sommes en présence de traductions professionnelles qui sont liées aux besoins du donneur d’ouvrage. Elles pourront revêtir différentes formes en fonction de l’objectif final. Si l’on examine les documents en notre possession, nous constatons que l’objectif final de traduction varie en fonction du champ de traduction de ces documents (le destinataire de cette traduction, etc.)

Contrairement aux idées reçues, le donneur d’ordre n’est pas seulement un client mais c’est aussi un partenaire du traducteur. En effet, avant de commander telle traduction, il doit au préalable contrôler soigneusement le document à traduire qui doit obéir à certains critères de clarté, de cohérence (corriger erreurs, fautes, anachronismes etc.).

En outre, il doit vérifier la structure ainsi que l’analyse du document et recenser d’éventuels points obscurs, ambiguïtés (voir documents 2,3,4) afin de déterminer si le traducteur aura besoin d’informations complémentaires qu’il devra par conséquent lui transmettre. C’est seulement à ce stade qu’intervient le rôle du traducteur.

Le donneur d’ordre s’avère être un partenaire primordial pour le traducteur. En effet, il doit lui apporter toute l’aide nécessaire en matière de documentation, terminologie, phraséologie, modèles, directives, etc.

Dans le document 4, la demande écrite de traduction laisse entrevoir une entente préalable entre le traducteur et le donneur d’ordre. Cela suppose que les démarches précédentes ont été effectuées. Une fois en possession du document à traduire et averti de l’objectif final de la traduction (voir les 3 premiers documents), le traducteur devra procéder à une recherche documentaire portant sur une thématique particulière : l’existentialisme de Camus, le droit français, le droit européen et le droit international, les technologies.

Pour accéder à une compréhension complète du contenu, le traducteur devra se documenter :  encyclopédies, manuels, supports divers (documents de spécialité), et procéder à une recherche terminologique, lexicographique en consultant des bases de données (voir termium, BTQ, glossaires) afin d’établir l’équivalence ou la correspondance des notions d’une langue à une autre et de respecter l’intégrité des langues en présence.

Objectifs de la traduction, sont ils justifiés ? Pourquoi ?

Pour répondre à cette question, nous citerons Albert Bensoussan qui intitule son article : « La traduction : passerelle entre les cultures »[1]. Ce titre évocateur donne une dimension interculturelle à la traduction. Comme l’écrit l’auteur, « nous vivons à l’heure de la traduction

… le traducteur est un médiateur entre les cultures ». Il révoque d’ailleurs les propos de Leibniz qui associait la traduction «  à un ensemble admis d’analogies imparfaites ».

Reprenons les objectifs de la traduction, si l’on se réfère à la définition de M. Lederer[2]  qu’elle emprunte à E. Gary : « la traduction est une opération qui cherche à établir des équivalences entre deux textes exprimés en des langues différentes, ces équivalences étant toujours et nécessairement fonction de la nature des deux textes, de leur destination, des rapports existants entre la culture des deux peuples, leur climat moral, intellectuel, affectif … ». Elle précise que « défini de façon sommaire, l’acte de traduire consiste à comprendre un texte, puis dans une deuxième étape à réexprimer ce texte dans une autre langue »

Pour sa part, Bensoussan ajoute que « le contexte linguistique ne forme que la matière brute de l’opération : c’est le contexte, bien plus complexe, des rapports entre deux cultures, deux mondes de pensée et de sensibilité, qui caractérise vraiment la traduction ».

Par conséquent, comme l’illustrent les documents ci-joints, la traduction est bel et bien un acte communicatif : les langues servent à la transmission de savoirs (voir l’objectif final et le(s) destinataires du document à traduire) qui touchent toutes les activités humaines . A ce propos, comme le rappelle S. Chiru  : « on traduit de tout temps. La traduction est malgré ses défauts et difficultés, une réponse à un besoin de communication entre les peuples, un besoin d’instruire … »[3].

Ainsi, comme les autres champs de traduction, les œuvres littéraires ne se ramènent pas à une opération traduisante, il suffit pour cela de tenter de traduire le texte de Camus (voir document joint).

Cependant, si l’objectif de la traduction se résume en une traduction linguistique alors les objectifs de la traduction ne seront pas justifiés. En effet, comme l’écrit M. Lederer[4] : « traduire en s’efforçant de mettre un maximum de correspondance en regard d’un texte, c’est traduire en charabia ce qui était écrit en langue idiomatique ».

Tout en reconnaissant l’avancée technologique de la TAO, nous sommes forcés de nous interroger sur les objectifs de cette traduction. Pour l’avoir expérimentée dans le cadre de cet exercice, force est de constater que la traduction automatique en ligne nous propose dans la plupart du temps ce que M. Lederer appelle « du charabia » que ce soit au niveau du traitement lexical ou grammatical, des ambiguïtés etc.

En outre, pour compléter nos propos, il faut rappeler que la traduction n’a de sens que si elle s’effectue de la langue cible à la langue source. En effet, il est important pour le traducteur d’avoir une excellente connaissance de sa langue maternelle ainsi qu’une bonne culture générale.

Comme nous le démontrent les deux derniers documents ci-joints, la traduction appartient au quotidien de tout un chacun.

Concernant le document 3, son objectif final est de promouvoir ce produit à un type de clients  donné. Si l’on se réfère à notre contexte national, le consommateur français apprécie de voir apparaître la traduction française dans une notice d’utilisation en achetant un produit de marque étrangère. Dans le cas contraire, cela peut s’avérer un motif rédhibitoire d’achats. Les constructeurs, les concepteurs, les producteurs etc. l’ont d’ailleurs compris. Pour conquérir de nouveaux marchés, les marques proposent différentes traductions pour un même produit. A noter qu’au dos d’un même produit, les traductions sont de plus en plus nombreuses et même étendues à des langues très éloignées des langues indo-européennes, élargissant ainsi le marché de consommation.

Dans le cadre de la mondialisation, on accepte les traductions multilingues afin de toucher un plus grand nombre de consommateurs, même si l’anglais reste prédominant.

Dans certains cas, dans le cadre de déplacements à l’étranger, nous nous sommes rendus compte que parfois, un même produit peut changer d’appellations en fonction du pays où il est commercialisé. C’est ce qu’on appelle en jargon de traducteur, la localisation. Peut-être que Transmag et Transpuce pourraient revêtir une autre appellation dans un autre pays. C’est visiblement une question de marketing.

En effet, en fonction des réalités socio-culturelles, il est important d’adapter le produit au contexte local.

En conclusion, la traduction joue un rôle déterminant : dans l’accès au sens, dans la découverte et la compréhension de l’altérité, dans la diffusion socio-culturelle etc.

Elle fait partie intégrante de notre quotidien.

Les problèmes auxquels le traducteur doit trouver une réponse ?

Comme l’ont démontré les différents auteurs cités, la traduction n’est pas une opération « traduisante ». M. Lederer[5] précise que :  « la voie menant à la traduction réussie suppose l’interprétation des textes et l’appel à des connaissances extra-linguistiques. »

Le traducteur doit identifier le champ de traduction ainsi que le registre de langue du document à traduire. Si l’on se réfère aux documents (joints à ce devoir), nous constatons que nous avons affaire à différents champs de la traduction  : un texte littéraire, un texte judiciaire, un texte publicitaire et une lettre commerciale. Selon les traducteurs, une certaine catégorisation s’opère parmi ces documents : en texte pragmatique et en texte littéraire. Si l’on se réfère à la définition de J. Delisle[6], il appelle texte pragmatique : « un type d’écrits qui sert essentiellement à transmettre une information relevant d’un champ d’expériences particulier et dont l’aspect esthétique n’est pas dominant, rédigés en fonction de leurs destinataires et dans une langue de spécialité, tendant à la plus grande efficacité et à la communication possible etc. »

Quant au texte littéraire, c’est le coté esthétique qui prime. En effet, comme le précise S. Chiru[7], « le traducteur littéraire, tout en restant dans certaines limites de fidélité au discours littéraire en langue source, devient lui-même un écrivain-poète qui produira des effets identiques ou semblables à ceux du texte original ».

Le découlant de cette analyse, c’est qu’il m’a paru plus facile de tenter de traduire les deux derniers textes que le premier. Traduire les différentes tournures linguistiques s’avère un exercice complexe en particulier pour un non initié.

La traduction est  donc : « une opération qui cherche à établir des équivalences entre deux textes exprimées en des langues différentes, ces équivalences étant toujours et nécessairement fonction de la nature des deux textes, de leur destination, des rapports existants entre la culture des deux peuples, leur climat moral, affectif, fonction de toutes les contingences  propre à l’époque et  au lieu de départ et d’arrivée ».

Quelque soit le texte à traduire, la démarche de travail reste la même. Lors de sa prise de connaissance du document ou déverbalisation pour les spécialistes, le traducteur doit comprendre le sens du texte soit plus communément le vouloir dire de l’auteur ou l’objectif final du document à traduire. A ce propos,  M. Lederer[8] écrit : « La saisie du sens n’est pas le produit d’étapes successives mais d’une seule démarche de l’esprit. On ne comprend pas un texte d’abord au niveau de la langue, puis au niveau du discours, mais d’emblée au niveau du discours ».

Il faut donc au traducteur comprendre le texte. En se référant aux documents joints, on se rend aisément compte que comprendre un texte, c’est non seulement faire appel à une compétence linguistique mais aussi à un bagage cognitif (voir partie précédente). Mais ce n’est pas suffisant, car comme nous l’avons vu, ce sont des documents très différents au niveau du discours, pour certains, ils font appel à un langage de spécialité (voir le texte Commission rogatoire internationale). Une certaine connaissance du droit français, du droit international et des lexiques s’y référant s’avère être un préalable nécessaire.

Par conséquent, en fonction du document à traduire, il est indispensable d’avoir des compléments cognitifs : connaissance du système judiciaire français et international, etc.

A ce bagage cognitif s’ajoute le contexte cognitif c’est-à-dire « constitué par les connaissances acquises à la lecture du texte, conservées en mémoire à court terme et servant à l’interprétation des segments de texte suivants »[9]et des connaissances extra-linguistiques.

Parvenu à ce stade, le traducteur doit procéder à l’expression écrite du document. Comme l’a fort bien démontré M. Lederer ; un traducteur expérimenté doit opter pour une traduction interprétative. Reprenons sa définition [10] : « elle consiste à transférer des sens identiques d’une langue à l’autre dans l’équivalence des formes. Dans ce type de traduction, les traducteurs prennent conscience des sens d’un discours ou d’un texte (phase de déverbalisation), puis en agissant sur le sens comme il s’agissait de leur propre vouloir-dire, le réactualisent en un nouveau discours dans une langue différente (phase d’expression) ».

Dès lors, en fonction de la ligue cible, se posent au traducteur certains problèmes comme :

– la tentation de recourir à la traduction linguistique, le transcodage et le calque :

–         trouver l’équivalence correspondant aux segments

–         traduire les synecdoques et les implicites

–         traduire la polysémie et les actualisations

–         mots intraduisibles dans la langue d’arrivée

–         traduire les termes techniques ou spécialisés comme :

ü      Transpuce,

ü      Transmag

–     Transposition :

Madame Le Garde des Sceaux : on voit que « Madame » ainsi que « Garde des Sceaux », CHU, juge d’instruction, cour d’Appel, tribunal de grande instance, juge  d’instruction, etc. poseront des problèmes de traduction de l’ordre du transfert du culturel (réalités étrangères …)

–     Adaptation : formules de politesse d’une lettre : « nous les prions d’agréer l’expression de notre haute considération », « veuillez agréer Monsieur l’expression de nos sentiments distingués ».

– Equivalences : Franco de port, avant-garde, lieutenant (hiérarchie militaire)

-Noms : Mutuelle Assistance, Salaisons du plateau

–         Emprunt : leader (anglicisme)

–         Toponymes : Barcelone, Madrid, Espagne, France, Besançon

Le découlant de cette analyse démontre que le traducteur devra non seulement posséder une compétence sociolinguistique mais aussi une compétence socioculturelle orientée vers l’ethnographie de la communication[11].

Enjeux et contraintes

Selon nous, l’enjeu de la traduction est de réécrire un texte pour qu’il soit disponible au plus grand nombre tout en préservant le message d’origine.

Avec la traduction interprétative, le traducteur prend conscience du sens d’un discours ou d’un texte (phase déverbalisation), agissant sur le sens comme s’il s’agissait de son propre vouloir dire, le réactualise en un nouveau discours dans une langue différente. C’est ce qu’on appelle la phase d’expression.

Pour ce qui est des contraintes, une des premières contraintes, c’est de surmonter l’ignorance culturel (l’ethnocentrisme).

Pour illustrer nos propos, nous ferons référence à H. Meschonnic[12] dont la spécialité est la traduction religieuse et qui écrit : « Aucune traduction ne rend compte de ce que je lis, en français comme dans les autres langues européennes : on reste sourd au rythme du texte hébreu. Cette surdité tient historiquement à l’enracinement de la Bible dans la culture chrétienne occidentale … »

A noter que si l’on compare les quatre traductions du Verset 7 du poème14 des Gloires, « Qui donnera de Sion le salut d’Israël », aucune est identique. H. Meschonnic a voulu non pas traduire le sens des mots mais la singularité même de ce langage biblique qui n’est ni vers ni prose, parce qu’il possède sa rythmique propre etc.

Comme le précise le traducteur, l’enjeu d’une telle traduction est de pouvoir traduire l’oralité de tels documents. Mais corollairement, cela s’avère une réelle contrainte pour le traducteur.

Par conséquent, comment juger de l’acceptabilité d’une traduction ?

Manifestement, un des critères est la fidélité au texte source, à l’auteur surtout pour la traduction des textes littéraires. Le but du traducteur étant de « réussir à faire passer son vouloir dire de la même façon : en donnant la même valeur aux mots que lui »[13]

Mais pour le donneur d’ordre, la problématique de l’acceptabilité de la traduction reste réelle. Dans les cas extrêmes, cela peut porter à préjudice voire dans d’autres cas, créer des complications diverses (retard de la procédure, etc.). Les documents 2 et 4 attestent de cette réalité.

Comment doit se présenter le travail fini du traducteur ?

Le travail doit se présenter sous forme manuscrite et correspondre aux objectifs fixés dans le cahier des charges[14].

Avant de transmettre sa traduction, le traducteur doit procéder à des relectures de son document en s’attardant sur :

¨      le fond : fautes d’orthographe, fautes de frappe, le vocabulaire, lexique approprié, faux sens, contresens, barbarisme lexical, solécisme, impropriété, cooccurence, zeugme, etc. Il doit respecter les impératifs de cohérence et d’homogénéité terminologique, phraséologique, stylistique.

¨      la forme : véracité des informations, les fautes de méthode (omission d’un mot, d’un segment, rajouts injustifiés, la ré-écriture, le respect des registres de langue et du discours, le respect de la ponctuation etc.

Il doit aussi respecter les directives verbales ou écrites contenues dans le cahier des charges et

rechercher de manière obsessionnelle la qualité technique et linguistique.

Ethiquement, le traducteur ne doit jamais traduire un passage dont la compréhension ne serait pas préalablement assurée ni faire passer ou tenter de faire passer pour avéré ou certain ce qui n’est qu’hypothèse ou conjoncture.

Le produit fini doit être un document lisible et agréable pour ses futurs lecteurs et mettre à leur intention un équivalent du texte de départ, c’est-à-dire un texte qui :

¨      diffuse l’information contenue dans celui d’origine.

¨      ne soit pas un duplicata du texte source (qu’il ne sente pas la traduction)

¨      se soucie des destinataires de la traduction (qu’il soit intégré à la culture d’arrivée)

¨      soit fidèle au texte d’origine : qu’il reproduise l’originalité de l’auteur (ses sentiments, sa sensibilité, son parti pris, ses idées politiques etc.)

A noter que certaines traductions s’accompagnent en langue cible d’une présentation spécifique suivant le type de documents  : correspondance privée ou commerciale, lettre de motivation, CV, etc.

En quoi la connaissance du monde professionnel influence-t-elle le monde de la formation initiale dans votre pays.

Pour répondre à cette question, il est judicieux de s’attarder sur le ou les métiers qu’un acteur international dans le domaines des langues[15] est susceptible d’occuper. La place du module de traduction prend dès lors toute sa signification.

En effet, le contexte de travail de l’AIDL est avant tout un contexte de travail international et interculturel. Cela signifie que pour communiquer, il devra souvent recourir à une langue autre que sa langue maternelle.

Par conséquent, comme l’indique le module « Traductologie »[16] : « il est important de sensibiliser l’AIDL aux différentes réalités liées à la traduction en tant qu’activité de communication internationale et interculturelle, en tant que métier et en tant qu’activité universitaire d’évaluation ».

Pour exercer son métier, la formation initiale de l’AIDL est très importante : formation en langues, en ethnographie de la communication, etc.

Le référentiel de formation du DESS AIDL témoigne de la corrélation étroite existant entre la formation initiale et le monde professionnel.

Dans l’environnement socio-économique actuel, il est important d’adapter l’enseignement initial (savoirs disciplinaires) aux exigences et aux réalités du monde professionnel (savoirs, savoir-faire et savoir-être).

Prenons l’exemple du métier de traducteur. Du fait de la mondialisation et de l’internationalisation des échanges, ce métier a fortement évolué au niveau :

–         du matériel  : l’outil informatique, traitement de texte, Internet, etc.

–         des modalités de travail : cahier des charges à respecter, contrats, champs de la traduction, etc.

–         des innovations technologiques : traduction assistée avec ou sans reconnaissance vocale, etc.

–         création de banques de données (on-line ou off-line) : données terminologiques en ligne[17] sur Internet , etc.

Quelque soit le champ d’exercice du traducteur, une connaissance du monde professionnel s’avère indispensable.

En outre, la formation initiale occupe une place importante. En effet, il est indispensable que l’université, soit plus précisément le département des langues, prépare le futur traducteur à ses nouvelles fonctions[18] en lui dispensant une formation qui se rapproche le plus des réalités professionnelles.

Dans le contexte socio-économique actuel, il est donc primordial de rapprocher l’Ecole[19] de son environnement économique. Si l’on se réfère aux travaux du Conseil européen, il est manifeste que c’est devenu une des priorités de la politique européenne et à l’échelle nationale, celle des gouvernements européens respectifs.

Pour finir, comme nous l’avons vu tout au long de ce devoir, les champs de la traduction sont variés et omniprésents dans tous les secteurs de la vie quotidienne : de la sphère du privé à la sphère du public.

Enfin, dans le prolongement de ce qui vient d’être dit à propos de la traduction, nous souhaiterions faire référence à un colloque[20] qui s’est déroulé à Montréal, consacré à la francisation des immigrants. Un des ateliers proposés intitulé « L’interprète linguistique et culturel : un maillon essentiel entre soignant et patient » affirmait que le recours quotidien à la traduction et à l’interprétariat était une condition sine qua non à l’intégration de ces populations étrangères à la vie de quartier voire à la société québécoise.

Ceci illustre bien le rôle majeur qu’occupe le traducteur dans notre vie quotidienne.


[1]Cf L’article « La traduction : passerelle entre les cultures »

[2] La traduction aujourd’hui, le modèle interprétatif, Hachette Livre, 1994 p.13

[3] cf Module de traductologie p.13

[4] op.cit p. 63

[5] op.cit avant propos

[6] La traduction raisonnée, Presses de l’université d’Ottawa, 2000.

[7] op.cit p.45

[8] op cit p.25

[9] M. Lederer, op.cit p.37

[10] op.cit p. 216

[11] cf G. Zarate, La représentation de l’étranger en didactique des langues …

[12] cf Entretien avec Henri Meschonnic, traducteur iconoclaste in Télérama n° 2710 – 19 décembre 2001

[13] Lederer, op.cit p.66

[14] cf norme qualité.

[15] AIDL

[16] p. 3

[17] cf le site http://www.termium.com/

[18] cf Darbelnet J., Pour une revalorisation des exercices de traduction dans l’étude des langues in Culture (Québec), n°24, p. 384-355.

[19] prise au sens large.

[20] Les défis reliés à une intégration réussie : immigrants et société d’accueil ; une responsabilité partagée, Université de Montréal, 14-06-02.

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